10/08/2010

Fascisme

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Étymologie : de l'italien fasci, faisceau (emblème de l'autorité de la Rome antique utilisé par les milices de Mussolini).

Au sens strict, le fascisme est le régime, né de la crise qui a suivi la Première Guerre Mondiale, mis en place par Benito Mussolini en Italie de 1922 à 1945. Celui-ci est fondé sur la dictature d'un parti unique, sur un pouvoir autoritaire, nationaliste et anticommuniste.

Le régime fasciste entend faire de la nation une communauté unique rassemblée derrière un seul homme (culte de la personnalité et importance de la hiérarchie), avec un individu qui doit s'effacer devant l'Etat. Rejetant les droits de l'homme, il s'accompagne d'un Etat policier fort et sécuritaire, d'une organisation verticale des métiers en corporation, d'une méfiance envers les étrangers et d'une politique réactionnaire.

Le fascisme est une des formes du totalitarisme. Au-delà du régime mussolinien, le terme "fasciste" sert souvent à qualifier des régimes autoritaires, totalitaires, proches dans leur forme du fascisme italien : nazisme, régime de Franco, régime de Vichy...

(La toupie: http://www.toupie.org/Dictionnaire/Fascisme.htm)

En 1995, Umberto Eco défini dans son essais "Fascisme Éternel" de mettre en place une liste des propriétés de l'idéologie fasciste. Il prétend qu'il n'est pas possible d'organiser ceux-ci dans un système cohérent, mais qu'il est en général suffisant qu'un seul soit présent pour que le fascisme coagule autour de lui. Il utilise la notion de Ur-Fascisme comme une description générique de différente forme historique de fascisme. 

Les caractéristiques du fascismes selon lui, sont:

- "Le culte de la tradition" combinant le syncrétisme culturel avec un rejet du modernisme (souvent déguisé comme un rejet du capitalisme). Le syncrétisme culturels peut tolérer des contradictions. Chacun des messages originaux doivent contenir un message de sagesse et même s'ils se contredisent, cela est dû au fait que ce ne sont que des allusions ou des allégories d'une même vérité. Cette vérité a été dite et le seul travail qui reste à faire est d'interpréter son obscur message. On peut trouver dans chaque mouvement fasciste quelques manuels reprenant le syncrétisme culturel.

- Le traditionnalisme implique le "rejet du modernisme" (ce qui est actuel, ndt): Toutefois, même si le nazisme était fier de ses réalisations industrielles, son éloge de la modernité n'est que la surface d'une idéologie fondée sur le sang et de la Terre (Blut und Boden). En plus du rejet du monde moderne, déguisé en réfutation de la mode de vie capitaliste, il concerne principalement le rejet de l'Esprit de 1789 (et de 1776, bien sûr). Le siècle des Lumières, l'âge de raison, est  considérée comme le début de dépravation moderne. En ce sens, l'Ur-fascisme peut être définie comme l'irrationelle.

- "Le culte de l'action pour l'action" qui dit que l'action est une valeur en soit et doit être pris sans aucune réflection intellectuelle. Réfléchir est d'une certaine manière être émasculé. Les penseurs Fascistes officiels étaient surtout engagés pour critiquer la culture moderne et l'intelligentsia moderne pour avoir trahi les valeurs traditionnelles. - "Le désaccord est une trahison" Le fascisme dévalue le discours intellectuel et le raisonnement critique comme des barrières à l'action.

-  "Peur de la différence" que le fascisme cherche à exploiter et à exacerber, souvent sous la forme d'un racisme ou à un appel contre les étrangers et les immigrants.

- "Appel au classe moyenne frustrées" ressentant la pression politique ou économique ainsi que celle des classes basses, convoitant leur positions.

- "Complot" ("obsession with a plot") et la création d'une menace ennemie. Cela implique souvent de la xénophobie ou l'identification d'une menace de la sécurité interne du pays. Il site le livre de Pat Robertson "Le nouvel ordre mondial" comme une marque de conspirationisme.

- Les fanatiques du fascisme doivent se sentir humiliés par la richesse et la force de leurs ennemis. Ils doivent penser qu'ils peuvent avoir raison de leurs ennemis. Une méthode réthorique emploi un changement permanent dans le thème de son sujet: les ennemis sont en même temps trop faibles et trop forts. Les gouvernement fascistes sont en générals condamnés à perdre les guerres car incapables de juger objectivement la force de leur ennemi.

- "Le pacifisme c'est collaborer avec l'ennemie" car " la vie est un combat permanent" il doit y avoir toujours un ennemie à combattre ce qui contredit l'autre prédicat fasciste: "après la guerre, la paix mondiale"

- "Mepris pour les faibles" puisque la société fasciste est ellististe, tout le monde dans la société est éduqué pour devenir un héros.

- "Populisme sélectif" le peuple à une idéologie commune, qui n'est pas déléguée (comme dans une élection, ndt) mais interprété par le leader. Il se peut que cela implique un doute sur les institutions démocratiques car "ils ne représentent pas les voix du Peuple"

- "Novlangue" le fascisme emploie et promeut et un vocabulaire appauvrit pour limiter le raisonnement critique.

(Wikipédia, "definition of fascism" http://en.wikipedia.org/wiki/Definitions_of_fascism, Umberto Eco, "Eternal Fascism" 1995, http://www.pegc.us/archive/Articles/eco_ur-fascism.pdf)

 

Définition Larouchiste sur le fascisme (qui se rapproche de la définition Marxiste mais manipulée à tout va) bientôt sur lesDonQuichottes

Écrit par Ms. Platonium dans Dictionnaire | Commentaires (0) |  Facebook

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